Minimalisme, la libération d'aimer ce qui compte vraiment

Mis à jour : avr. 20



Le minimalisme comme mode de vie, une tendance que l'on retrouve sur tous les réseaux sociaux."Declutter for 2019", "What I don't buy anymore", "Méthode de rangement et de tri Konmari" et bien d'autres.

Loin d'être une mode récente, le minimalisme était la norme avant l'apogée de la société de consommation.

C'est à la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu'est apparue la tendance de l'American Way of Life. En France, nous avons eu les Trente Glorieuses à partir de 1946, une simple extension de la tendance déjà présente aux Etats-Unis.

Depuis il y a eu de nombreuses réactions allant à l'encontre de ce besoin artificiel d'acheter toujours plus.

Après les hippies, en 2006, de nouveaux instigateurs du mouvement minimaliste se sont attelés à la promotion d'une vie plus simple, éloignée du consumérisme.

L'objectif : se recentrer sur ce qui est vraiment important, s'écouter pour consommer ce qui nous fait réellement envie et pas ce que la publicité et la société nous donne l'impression de désirer. Le minimalisme, aujourd'hui, c'est arrêter d'acheter sur un coup de tête tout ce que l'on voit à la télé et oublier l'avoir acheté après 1 jour car on n'aura envie d'autre chose. C'est éviter un matérialisme extrême et comprendre ce qui compte vraiment à nos yeux.

Pour cela, le minimalisme est fondé sur une pratique en particulier : le tri.

Oui, c'est bien cela. Faire un raid dans nos placards, nos garages et nos greniers pour se débarrasser de tout ce que l'on accumule depuis des mois, voire des années ou même des générations.

Alors ok, ça peut faire peur au premier abord.

Mais en réalité, pourquoi garder un hangar plein à craquer d'objets et de cartons que l'on n'ouvrira plus jamais?

Pourquoi acheter un objet que tout le monde a alors que l'on ne l'utilisera que deux fois? Pourquoi se prendre la tête tous les jours pour trouver une façon de tout ranger et caser dans notre appart soit disant "trop petit"?

Lorsque j'ai commencé à lire sur le sujet, je me suis fait cette réflexion :

"Ok j'ai plein de vêtements inutiles, mais jamais je ne me débarrasserais de mes doudous".

Aujourd'hui, ils sont presque tous partis et je me pose la question de ce qui m'a poussé à les garder aussi longtemps dans un coin de ma chambre. Ils m'encombraient plus qu'autre choses tout en prenant la poussière.

Mais, j'ai toujours autant de bouquins empilés du sol au plafond, et eux, je les garde.

Ce à quoi l'on accorde de l'importance et ce que l'on veut garder dépend de nous.

Il ne faut pas tout bazarder en pensant adhérer au mouvement de façon optimale.

Si cela nous cause du malheur et de la tristesse, c'est que nous aurons mal fait quelque chose.

Il faut juste prendre des décisions, faire le choix entre l'essentiel et le superflu. Arrêter de tout garder et d'accumuler et plutôt conserver ce qui nous correspond et que l'on sait continuer à aimer longtemps.

L'objectif ultime n'est pas forcément de vivre avec 3 t-shirts, une table et un matelas sur le sol mais de garder ce qui nous fait véritablement plaisir. C'est pour cela que tout le monde verra le minimalisme différemment : certains voyageront avec 1 sac à dos contenant toutes leurs possessions et d'autres auront une maison avec une grande bibliothèque.

Mais chacun aura compris ce qu'il aime vraiment.

Si l'on aime les vêtements et avoir un beau dressing, allons-y! Mais n'achetons par pour autant des dizaines de vêtements qui finiront au fond du placard.

Si l'on aime la sensation des cahiers et des livres, gardons notre bibliothèque fournie et ne passons pas pour autant à la Kindle ou à l'iPad...

Nos possessions seront là pour notre plaisir ou se rendre utile, mais certainement pas pour contribuer à notre image en société. Si l'on part dans cette optique, il y aura toujours quelqu'un qui aura mieux et plus que nous ou une tendance en avance sur nous: nous serrons toujours en manque et dans une spirale de consommation.

We buy stuff we don't need with money we don't have to impress people we don't know. If you don't use it, it is crap : get rid of it

En adoptant un mode de vie plus minimaliste, nous nous posons de vraies questions sur nous et nous apprenons à nous découvrir et nous construire sans nous faire influencer par la société ou nos objets.

On découvre un nouveau sens à nos actions au quotidien mais aussi dans notre vie.

Non seulement nous achetons moins car nous n'en ressentons plus, ni le besoin ni la pression sociale, mais nous sommes aussi plus satisfaits de notre existence et ce que l'on possède - matériel ou immatériel -.

Moins de stress lié au budget, à l'image que l'on renvoie, à tout ce qu'il nous manque et que l'on croit essentiel. Une libération.

Pour moi, le tri que j'ai commencé il y a plus d'1 an est toujours en cours. A chaque nouvelle étape ou retour chez mes parents, je trouve encore des objets et vêtements que je trouve inutiles mais qui ne l'étaient pas à mes yeux il y 3 mois. Plus j'apprends à me connaitre, plus je trie et chéris les possessions qui, je l'ai maintenant compris, font véritablement partie de MOI, et uniquement MOI.

Je ne me prive pas de ce que j'aime, j'arrête simplement de sur-consommer des objets et me débarrasse de ceux dont je ne tire aucune valeur ajoutée. Ca fait du bien.

Pourquoi ne pas commencer 2019 avec un bon tri dans nos vies ?

#minimalisme #bonheur #sens #épanouissement #fashion #consumérisme

Minimaliste. Végane et féministe décoloniale. Je m'intéresse énormément à la mode, une mode dans laquelle je retrouverais mes valeurs inclusive et serais fière de porter.

J'ai envie d'apprendre, d'oeuvrer pour une société plus éthique et d'y trouver ma place.
Dans la vie je suis aussi une grande angoissée et j'adore me poser plein de questions. 
Tu peux retrouver mes réflexions dans mes articles du blog ou tous les jours sur instagram dans mes stories. 

A très vite !

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