Le vrai coût des vêtements pas chers

Les soldes d'hiver sont passées et on a pu voir, comme à chaque fois, des prix scandaleusement bas. Aujourd'hui, un t-shirt coûte autant qu'un croissant dans une boulangerie parisienne : à peine quelques euros.


Cela nous montre deux choses :

  • déjà la marge énorme que se font ces marques en temps normal puisqu'elles peuvent se permettre de diviser leurs prix par 5 pendant les soldes tout en restant gagnantes

  • mais aussi les faibles coûts que ces vêtements demandent pour être produits


Décomposons les étapes nécessaires à la fabrication d'un vêtement :

  1. le coût de la matière première d'abord les graines de coton ou le recyclage ou le pétrole, la main d'oeuvre fermière, les pesticides, l'eau, le filage, la fibre...

  2. la fabrication du vêtement en lui-même tissu, découpage, couture...

  3. l'emballage

  4. le transport

  5. le marketing

  6. la publicité

  7. le travail de design

  8. les photos et les mannequins

  9. et bien d'autres choses...

Tout cela pour 3€ (et même moins car sur ces 3€ la marque se fait une marge).


Les personnes qui en subissent le plus les conséquences ne sont pas les acheteur.euse.s ni les employé.e.s occidentaux mais bien les ouvrier.e.s invisibilisé.e.s des pays du Sud. Ces personnes sont déshumanisées et l'on n'y pense même plus.

Nous sommes conditionné.e.s à voir ces vêtements et les gens qui les fabriquent comme "sans valeur".


Durant le Black Friday, certaines marques sont même allé plus loin en proposant des vêtements pour quelques centimes seulement : moins cher qu'une baguette de pain.

Vêtements qui, en plus d'être le fruit d'une exploitation scandaleuse, polluent aussi l'environnement (tissus en polyester, produits chimiques pour la teinture, etc.).


En somme, beaucoup de choses se cachent derrière un vêtement à bas coût. Si nous pouvons en profiter en Occident, d'autres personnes en payent le prix fort à l'autre bout de la planète.

🇫🇷 Tu n’as pas le droit de manger ça n

Je m'appelle Emma, j'ai 24 ans.
Minimaliste, végane et féministe décoloniale.


Je parle de mode, un secteur qui rassemble de nombreux systèmes d'oppressions.

J'ai décidé de déconstruire ces structures et de créer la mienne.
J'ai décidé de quitter le salariat et vivre de ce qui me fait vibrer.

J'ai décidé d'oeuvrer pour une société plus éthique et d'y créer ma place.

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