9 questions avec Benjamin de Coton Vert

Mis à jour : juin 21

Coton Vert est une marque, qui, comme son nom le laisse transparaître, propose des vêtements dans un coton plus respectueux de planète. Un coton bio donc, mais pas que, un coton également solidaire et utilisé pour des vêtements durables.

J'ai découvert Benjamin il y a quelques mois sur les réseaux sociaux. Je le voyais souvent commenter des photos d'autres marques éthiques, plein de bienveillance et d'entraide.

Cela m'a donné envie de me pencher sur sa marque et son concept. J'ai beaucoup aimé l'idée, les designs ainsi que les prix abordables de ses collections.


C'est donc tout naturellement que je lui ai proposé de prendre part aux "9 questions avec" pour en savoir plus sur son projet mais aussi sur lui !



Quel est le concept de ta marque et depuis combien de temps existe-t-elle ?

Coton Vert c'est des basiques bios et solidaires à des prix accessibles. Accessible est bien sûr un mot relatif, mais j'essaye de faire au mieux !


La culture biologique est une culture qui permet d'utiliser beaucoup moins d'eau que la culture traditionnelle, soit entre 20 et 50 fois moins d'eau consommées pour un t-shirt bio. Donc de belles économies.

En parallèle, le coton bio est cultivé sans pesticides. Cela permet aux fermiers, situés en Inde dans mon cas, de protéger leur santé. En effet, énormément d'agriculteurs et de fermiers tombent malades ou même meurent suite à des intoxications aux pesticides. C'est donc bien mieux pour des raisons sanitaires.

Et bien sûr, au niveau environnemental cela évite de saturer les sols en produits chimiques.


Coton Vert est aussi une marque solidaire puisque je reverse 1€ par article vendu à une association. Quel qu'en soit le prix !

Cette association est une association française qui vient en aide aux enfants des rues de Dhaka au Bangladesh. Là-bas c'est un problème très récurent. Il ya plusieurs centaines de milliers d'enfants dans les rues, mais cela s'améliorer petit à petit grâce en partie au travail des assos. Je soutiens donc une association partenaire et j'ai même travaillé chez eux. En fait ils ont un foyer à Dhaka où il ya des enfants internes et externes. Les externes sont ceux ayant un toit car ils ont encore une famille (souvent dans les bidonvilles à proximité) mais celle-ci n'a pas les moyens de subvenir à leurs besoins comme l'école, les activités sportives ou autres. Ces enfants-là bénéficient donc des services du foyer en externe. Ils ne mangent ni ne dorment au foyer mais ils prennent part aux classes (anglais, musique, ...). Le but est ensuite qu'ils aillent à l'école traditionnelle.

Les internes sont ceux que l'association est allée chercher dans la rue, ils étaient livrés à eux-mêmes et le foyer devient leur nouveau toit.


Il y a actuellement 80 internes et un peu plus de 200 externes. En tout ils sont à peu près 300.

Je suis donc allé dans ce foyer en Novembre 2019 pendant 2 semaines. J'ai vécu avec les enfants et les membres du STAFF. Une superbe expérience.


Voilà donc sur quoi porte l'engagement solidaire de Coton Vert.


Au niveau des conditions de travail, les vêtements sont certifiés GOTS. Cela veut dire que l'on a au moins 80% de coton bio dans nos vêtements et que les conventions de l'OIT (Organisation Internationale du Travail) sont bien respectées dans les usines concernées.

Mais pour moi, à ce niveau-là, le mieux est d'aller voir de soi-même ce qu'il se passe sur le terrain.

J'ai d'ailleurs 2 pages sur mon site qui en parlent.


Pour les t-shirts Coton Vert, la production du coton se fait en Inde, la confection au Bangladesh (où les artisans sont payés au-dessus du SMIC : plus que le SMIC local qui est de 80$, soit 120$/mois).

Les producteurs indiens sont aussi payés au-delà du prix du marché par la personne avec laquelle je travaille : entre 20 et 30% au-dessus pour les accompagner dans leur transition vers le biologique.


Coton Vert c'est donc des vêtements bios, solidaires et basiques. Pourquoi ? Justement pour rester dans des collections intemporelles qui ne suivent pas la mode.

Ils ont plein d'avantages car tu peux les porter avec n'importe quoi et n'importe quand. L'objectif est que les clients ne se lassent pas et qu'ils les gardent plus longtemps qu'à l'accoutumée.

Cela permet de moins produire en améliorant la durée de vie du vêtement et en misant sur sa qualité.


J'ai aussi décidé de faire des basiques car je voyais que c'était un réel besoin aujourd'hui. Au début j'avais lancé le projet de façon collaborative via un groupe Facebook et on a lancé le projet avec une centaine de personnes. On faisait des sondages, pour le logo par exemple, mais aussi les coloris, le coupes etc. C'est d'ailleurs eux qui m'ont soumis l'idée de faire des basiques car ils avaient du mal à en trouver en coton bio et à prix abordable.


Je me suis donc lancé là-dedans et ait choisi le Bangladesh pour pouvoir proposer un prix accessible à la majorité. J'en profite pour dire que les finitions sont faites en France ! Les coutures intérieures au niveau du col sont faites à Rennes et les broderies à Mont-Germont par deux artisanes, juste à côté de chez moi. Cela était pour satisfaire aussi ma volonté d'apporter un côté local au projet.


Le projet a donc été initié avec le groupe Facebook en été 2017. Le premier t-shirt a été lancé un an plus tard via un projet de crowd-funding. Au-début il n'y avait donc qu'un t-shirt. Et enfin, le lancement officiel du site internet a eu lieu fin Novembre 2018. Cela peut donc faire 1 an et demi ou 2 ans et demi selon comment tu comptes !


Que faisais-tu dans la vie avant de te lancer ? Quel a été ton parcours ?

J'ai fait des études de communication à Infocom à Rennes. Avant cela a été assez chaotique car j'ai passé mon bac en candidat libre. J'étais en fait déscolarisé car pas trop fait pour le lycée ou l'école en général. Mais finalement, à la fac ça s'est plutôt bien passé. Comme quoi tu peux échouer au lycée et finalement faire un Bac+5 facilement tant que ça t'intéresse !

Durant mes études, j'ai fait un stage chez Artisans du Monde. C'est une asso avec un réseau de boutiques en France qui vent uniquement des produits issus du commerce équitable. Il ya de l'alimentaire et je te recommande d'ailleurs ce rayon !

J'ai fait un stage de 2 mois dans leur boutique de Rennes car j'avais un attrait pour le commerce équitable et surtout l'envie de travailler pour une entreprise un peu engagée.

L'année suivante j'ai fait un Volontariat en Service Civique en parallèle de ma L3. Toujours chez Artisans du Monde, pendant 8 mois. On organisait des dégustations pour faire connaître la boutique. C'est d'ailleurs dommage que l'association ne soit pas plus connue car elle existe depuis quelques temps maintenant et correspond bien à l'ère du temps. Les produits sont équitables, souvent bios, il y a aussi des objets zéro-déchet. Cela pourrait être tendance mais malheureusement ils pâtissent d'une image un peu vieillissante et, en tant qu'asso, ils n'ont pas beaucoup de moyens pour se faire connaître non plus. En tout cas ce stage m'a beaucoup plu et j'ai pu organiser de nombreux événements différents (projections de films sur le commerce équitable, dégustations, etc.).


Durant ma dernière année de Master, j'ai fait une alternance dans un cabinet de recrutement. Donc peu de rapport avec l'éthique. Cette entreprise se vendait comme très humaine mais je me suis rendu compte que c'était un peu de la com plus qu'autre chose. J'ai peu apprécié le travail de bureau, la notion de hiérarchie qui était très présente, et je trouvais peu de sens à ce que je faisais. J'ai donc arrêté avant la fin, au bout de 6 mois.


As-tu eu une prise de conscience qui t’a poussé à te lancer dans une mode plus écologique ?


J'ai eu une prise de conscience plutôt générale qui ne concerne pas la mode éthique spécifiquement. De base, mes parents achetaient bio, souvent d'occasion. J'ai donc déjà été éduqué en ce sens. Ensuite, forcément, mes expériences chez Artisans du Monde (où je suis encore bénévole) m'ont permis de me familiariser avec le travail des producteurs, les effets positifs du commerce équitable etc. Cela m'a donc donné envie de mieux consommer.


Puis je suis tombé sur un Cash Investigation sur le sujet des vêtements. J'ai aussi vu le film The True Cost ainsi qu'un Tout Compte Fait plutôt intéressant. J'en parle un peu sur mon site dans mes ressources.

J'ai donc pris conscience des problèmes dans l'industrie textile comme le travail forcé, l'esclavagisme qui existe encore dans certains endroits, les pesticides et l'environnement en général qui est très affecté par la surproduction et les matières synthétiques.


Après je ne suis pas spécialement passionné par l'univers du textile. Je m'habille très simplement et ne suis pas particulièrement passionné par la mode ou les vêtements. Mais, je me suis dit qu'il y avait un certain besoin. En effet, même moi j'avais du mal à trouver des marques éthiques et dans mon budget.


Je connaissais aussi un peu cet univers car pendant ma déscolarisation j'avais lancé une marque de vêtements en amateur avec des photos de célébrités dessus. C'était lorsque les t-shirts Eleven Paris marchaient hyper bien, tu t'en souviens ? Mes t-shirts n'étaient pas éthiques ou quoi que ce soit car je n'avais pas encore ces valeurs mais ça m'avait bien plu. Je savais donc que l'univers des vêtements me plaisait bien et que cela pouvait marcher si je le prenais sérieusement.


Pourquoi avoir choisi le coton bio et non autre fibre naturelle ? Quels en sont les avantages ?

D'abord pour les problématiques d'eau et de pesticides évoquées plus tôt. Au début on m'avait aussi parlé du lin et du chanvre. Le lin est produit en France donc il était logique de produire le tout en France plutôt que de faire des allers-retours dans des usines à l'étranger. Cela n'aurait pas trop de sens niveau écologie. Mais moi je ne pouvais pas produire en France pour des questions de coût. Cela ne collait pas avec mon idée de vêtements accessibles niveau prix.

J'ai donc opté pour le coton bio qui est moins cher car il pousse en Asie.

Mais également car avec le coton on peut tout faire. Je ne suis pas un expert mais je trouve qu'on peut faire plus de choses qu'avec du lin qui est connoté plus "été". Je ne sais donc pas si ce genre de produits pourrait se vendre aussi bien le reste de l'année. Par ailleurs, au niveau de la matière, je préfère le confort d'un t-shirt en coton.


Les raisons sont les mêmes pour le chanvre, qui n'est en plus pas évident à trouver.


J'aime aussi le coton pour son côté durable et solide.


Après, dans mes sweats et mes vestes j'ai 15% de polyester recyclé. Ce qui est toujours mieux que le polyester classique. J'en ai trouvé en 100% coton bio mais il n'y avait pas les coloris que je voulais pour l'instant.


As-tu la sensation, en valorisant la production de coton bio en Inde et au Bangladesh de participer à un changement du système dans ces pays ?


Objectivement j'aimerais te dire oui mais malheureusement je trouve cela clairement insuffisant pour l'instant.

Parce que j'y suis allé et j'ai vu, mais aussi entendu, que la plupart des usines ne sont pas terribles... Cela s'améliore, notamment (mais aussi malheureusement) depuis le Rana Plaza les salaires s'améliorent un peu, les conditions sont légèrement plus sécurisées. Cela s'améliore mais ce n'est clairement pas grâce à moi.

Je te dirais plus non. Cela s'améliore encore un peu trop doucement.


Mais si on est plusieurs acteurs à faire les choses mieux là-bas cela pourrait avoir un impact. Mais pour l'instant on est trop peu. Souvent, les marques éthiques décident d'aller fabriquer ailleurs qu'au Bangladesh car ce pays a une mauvaise image. Elles privilégient souvent l'Europe. Celles qui restent sont donc celles de Fast Fashion que l'on connaît. Le pays gagnerait donc à avoir plus de projets équitables là-bas mais malheureusement ce n'est pas le cas... Je trouve cela dommage car il serait au contraire mieux d'aider ce pays, en voir les aspects positifs et le soutenir.

Peut-être ce que je change un peu est la façon dont les gens et mes clients voient le Bangladesh.


Peut-être que si tu me reposes la question dans 10 ans, ma réponse aura changé. Je l'espère ! Il faudrait que l'on soit plus à proposer des projets éthiques et que les gros acteurs aussi changent leurs façons de faire. Si elles ne payaient ne serait-ce qu'1€ de plus par t-shirt ce serait révolutionnaire.


Je ne suis pour l'instant pas hyper optimiste sur la situation, mais cela pourrait venir de nous. Si les consommateurs commencent à boycotter ces grandes marques et ne se laissent pas avoir par le green-washing ça pourrait le faire !

Ca commence à bouger un peu mais il faudra attendre quelques années. Le changement sera progressif car cela nécessitera d'accompagner les usines pour qu'elles augmentent leurs salaires, mais aussi que les grandes entreprises comme H&M, et ses clients, acceptent donc de payer plus cher les vêtements venant du Bangladesh.


Coton Vert a également une vocation solidaire puisque chaque vente aide à soutenir une association. Était-ce un aspect indispensable pour toi ? Comment as-tu choisi l’association ?

Oui complètement. Cela m'était vraiment cher. Je trouvais que la fabrication éthique ne suffisait pas et j'avais envie de renvoyer l'asensceur au Bangladesh en contribuant au développement de ce pays. Je ne voulais pas juste produire là-bas mais aussi aider les personnes de ce pays.

Je crois que j'avais du taper sur YouTube "Association Bangladesh". J'ai vite trouvé une vidéo de l'association partenaire où on les suivait dans leur quotidien et dans leur parcours pour aller récupérer un enfant. J'ai été assez ému et suis allé me renseigner sur leur site.

J'ai pas cherché d'autres associations, je savais que ce serait eux.


J'aime bien aussi le fait que ce soit une petite association, ils ont donc plus besoin d'argent et de soutien. Aussi, parfois avec les grosses assos tu ne sais pas toujours où va réellement l'argent (hôtels, bénévoles qui se servent...). Je n'avais pas une super image des grosses associations même si ce n'est pas un cas général.

Pour cette asso, je sais que 5% sont utilisés pour des frais de fonctionnement et 95% va sur le terrain. Ce qui est énorme car pour la plupart des autres assos c'est plutôt du 15-20% en frais de fonctionnement.


J'étais allé à Lyon pour rencontrer le président de l'asso et lui parler de mon projet. Il était plutôt content mais méfiant car je n'étais pas le premier à lui proposer cela et il avait déjà eu des fausses joies. Mais on a hyper bien accroché et j'éprouve beaucoup d'admiration pour lui.

Maintenant il doit l'être un peu moins car j'ai du lui envoyer 1500€ depuis le début, et un nouveau chèque de 1000€ qui va bientôt partir. Ce n'est pas non plus mirobolant pour eux mais ça reste conséquent.

Cela veut donc dire que j'ai atteint les 2500 basiques vendus et ça aussi c'est plutôt cool !


Je pense que j'essaierais d'y retourner. Pas maintenant au vu du contexte actuel mais pourquoi pas tous les 3-4 ans pour voir comment évoluent les enfants.


Que penses-tu de la mode dans le système actuel ? Comment la changer : par une révolution ou petit à petit ?

Je le vois comme un secteur clairement dominé par les marques de fast fashion. Et on a des petits gaulois, si l'on peut dire ça comme ça, avec ces dernières années de petites initiatives éthiques qui apparaissent. On essaye de s'encourager entre nous, et nous entraider.

On retrouve un peu deux camps distincts. Après, on a peu de choses à voir avec les grandes marques qui ont le monopole. Ce n'est donc pas vraiment une concurrence car nos valeurs sont opposées.


Je pense que le changement viendra d'abord des consommateurs. Si de plus en plus de personnes s'orientent vers les petits marques comme la mienne cela ne sera que bénéfique. D'une part car les marques éthiques vont se développer, auront plus de visibilité et deviendront peut-être la norme (on peut rêver). Mais aussi, car cela pourrait mettre une pression sur les grosses marques et elles pourront changer quelques aspects de leur fonctionnement. Si ces marques bougent un orteil, c'est toute l'industrie qui change. A côté, nous sommes des grains de sable.


Mais cela viendra des consommateurs. Il ya donc tout un travail de pédagogie à mener.

Mois ce que j'aimerais, c'est aller chercher des gens qui d'habitude achètent chez Zara ou autre. Ca me ferait plaisir car c'est beaucoup plus dur de ramener ces gens-là. Pour l'instant on reste en tant qu'initiés, ma clientèle n'est faite que de personnes déjà engagées dans la mode responsable. Si les personnes non-exposées à la mode éthique en général en viennent à s'intéresser à une consommation différente ce sera intéressant.


On a donc un vrai travail à faire, je pense, en tant que créateur de mode éco-responsable, à sensibiliser. Je vois beaucoup de marques qui ne font mettre en avant leurs produits sur leur page Instagram. Elles font ce qu'elles veulent mais je trouve qu'il est important d'informer.


Je pense donc que le changement viendra petit à petit. Je ne vois pas trop comment on pourrait faire une révolution car de nombreuses personnes ne sont pas du tout exposées à tout cela et on ne pourra pas leur forcer la main de toute façon.


Penses-tu qu’il soit possible de qualifier d’« éthique » une marque de mode qui utiliserait de la laine, du cuir, de la soie … (non-végane quoi) ?

Pas facile comme question car il est déjà difficile de catégoriser une marque éthique. Celle-ci peut être éthique de différentes manières. Une marque pourrait par exemple être éthique en utilisant des matières éco-responsables mais fabriquerait ses vêtements dans de mauvaises conditions je ne sais où... Mais elle garderait cet engagement écologique. Donc pourrait-elle être qualifiée de marque éthique ?


Par exemple, sur DreamAct, chaque marque a des engagements différents. J'ai donc du mal à répondre à cette question.


Autre question : si une marque a de bonnes conditions de production, mais utilise du polyester ou du coton non-bio, qui sont catastrophiques pour l'environnement. Est-celle éthique?


J'aurais donc tendance à répondre qu'aucune de ces marques, si elles n'ont pas le côté social ET environnemental ne peut être qualifiée d'éthique. Pour moi ce serait assez incohérent, dans les deux sens. Faire du Made in France pas écologique ou écologique dans des conditions douteuses n'est pas très logique...

Néanmoins je ne jette pas la pierre à ces marques car il faut parfois faire des choix.

Moi par exemple, je fais tout en Inde et au Bangladesh donc ce n'est pas parfait niveau empreinte carbone non plus...


Cela me parait donc difficile de donner une définition de la mode éthique. Soit elle est trop large, sois pas assez.

Ou alors il faudrait faire des sous-catégories. C'est ce que fait Marion de la plateforme Ethic2Hand (le Vinted éthique) : tant qu'un critère est au rendez-vous, elle considère la marque comme une marque éthique et ensuite on peut trier par critère rempli.


C'est assez compliqué. Pour ma part j'aurais tendance à dire que si l'on a pas les deux axes : social et environnemental, on ne peut pas être éthique, mais je ne veux pas non plus jeter la pierre aux marques qui font déjà des efforts... C'est toujours mieux que rien. Elles pourront toujours remplir le second critère dans un second temps.


Pour le côté végan de ta question, compliqué pour moi de parler d'éthique lorsque l'on fait du mal aux animaux, aux autres Humains ou à la planète. Mais il faut tout de même encourager ces initiatives et les pousser à s'améliorer sur leurs points faibles. Je suis partagé.


Mais personnellement, je ne serais pas en accord avec mes valeurs si je proposais des produits non-végans, en matières polluantes ou fabriquées dans des conditions sordides.


Pour terminer, quelle autre marque ou créateur/trice de mode éthique adores-tu ?


Je ne suis pas un grand acheteur de vêtements car je n'ai pas spécialement de nouveaux besoins. Je m'habille assez simplement et mes vêtements ne sont toujours pas abîmés.

Néanmoins, lorsque je fais des achats, je m'oriente vers les achats d'occasion. Par exemple j'aime beaucoup Ding Fringues, un partenaire de Relai (les bornes que tu peux trouver dans la rue).


Je choisis donc d'occasion pour les jeans mais je privilégie le neuf pour les chaussettes, sous-vêtements ou encore t-shirts. D'ailleurs, pendant le confinement j'ai acheté un sac-à-dos chez Bajaura. Je connais bien le fondateur, Paul, avec qui on avait fait un jeu concours. On partage les mêmes valeurs avec nos marques.

J'ai des chaussures Faguo depuis très longtemps. Marque pas forcément éthique : ils plantent un arbre pour chaque achat mais leur production est pas très responsable.

Les chaussures Pérus également on une vocation solidaire donc j'aime bien l'idée même si je n'ai jamais testé leurs produits.


J'aime aussi bien le design des sacs Pachamama. Artisans du Monde propose aussi des accessoires comme des sacs ou des écharpes.

La marque Umoja aussi est très cool et valorise certains savoirs-faires venant d'Afrique.


Pour moi, le projet derrière un vêtement est tout aussi important voir plus que le produit. Bien sûr il faut qu'il me plaise niveau design, mais le projet est crucial pour moi. La qualité aussi. Faire de la mode éthique c'est aussi pour moi faire des vêtements qui durent.

En fait niveau vêtements je n'ai pas trop de besoins niveau t-shirts et sweats car j'ai les miens !

Minimaliste. Végane et féministe décoloniale. Je m'intéresse énormément à la mode, une mode dans laquelle je retrouverais mes valeurs inclusive et serais fière de porter.

J'ai envie d'apprendre, d'oeuvrer pour une société plus éthique et d'y trouver ma place.
Dans la vie je suis aussi une grande angoissée et j'adore me poser plein de questions. 
Tu peux retrouver mes réflexions dans mes articles du blog ou tous les jours sur instagram dans mes stories. 

A très vite !

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