Comment t'y retrouver dans les tendances alimentaires du moment

Mis à jour : avr. 20


Compliqué de s'y retrouver à l'heure actuelle parmi tous les termes et modes alimentaires qui fleurissent.

On a maintenant un mot pour tout et c'est parfois un peu incompréhensible. 

Je ne rentrerais pas dans le débat du : "vous inventez des mots pour tout et n'importe quoi c'est ridicule". A ce sujet je suis partagée: autant certains termes me paraissent aberrants et risibles autant ils sont parfois utiles lorsque l'on doit se positionner en société de façon précise pour clarifier la situation auprès des autres.


Retour donc sur les principaux modes de vie et alimentaires actuels pour :

- mieux comprendre les définitions et enjeux de chacun

- éviter les confusions entre les modes de vie ou régimes 

j'entends parfois : les pailles en plastique tu en prends pas parce que c'est pas vegan ?  Dans ces moments, rire ou pleurer, l'hésitation est grande. 


- vous aider dans votre réflexion et votre propre positionnement 


Vous verrez que tous ces modes de vie gravitent (plus pour certains et moins pour d'autres) autour de trois piliers principaux : l'éthique animale, l'environnement et la santé.

Oui, ces trois axes sont souvent des pistes de réflexion ou raisons lorsqu'un individu décide de consommer moins de produits animaux. 


Flexitarisme

A l'origine, un flexitarien était un végétarien acceptant de faire des entorses alimentaires de façon exceptionnelles par contrainte sociale.

Par exemple, lors des repas chez votre grand-mère sourde pour ne pas avoir à batailler 100 ans lorsqu'elle vous dit de manger son poulet rôti, lors de repas de mariages ou lors de soirées entre amis.

Depuis, l'industrie de la viande et la société ont fait évoluer ce terme.

Vous pouvez consulter mon article sur ce sujet : "Comment le lobby de la viande highjack le terme flexitarien".

Maintenant, un flexitarien est une personne essayant de consommer moins de viande et une viande de "meilleure qualité". Le flexitarien a pour principale motivation l'écologie. Nous avons maintenant un consensus autour de l'impact environnemental néfaste de l'élevage industriel. En France, l'élevage bovin a lui seul 10,4% des émissions de gas à effet de serre. Au global, l'élevage pèse pour 18% dans la pollution atmosphérique, c'est plus que tous les transports réunis.

Un kilo de viande de boeuf nécessite également près de 15 000 litres d'eau si l'on prend en compte toute la chaine de production. Ce sera 600L pour un kilo de pommes de terre...  Certains flexitariens auront aussi pour préoccupation principale leur santé ou la condition animale. 


Malgré ses bonnes intentions, le terme "flexitarisme" reste très flou. Il porte à confusion car il ne précise aucun chiffre ou indication précise sur la façon de consommer d'un flexitarien. Comme écrit plus haut, il s'agit uniquement de consommer "moins et mieux". Mais par rapport à quels standards, à quelle moyenne ? 

Aucune indication là-dessus. Cela reste donc à mon sens une appellation un peu fourre-tout où l'on retrouvera de nombreux types de consommation différents. Chacun décidera de l'interpréter et donc d'agir à sa manière. 

Pour moi, pour pouvoir avoir un réel impact au-travers du flexitarisme, il est donc important de mieux définir ce nouveau mode de consommation qui reste encore très difficile à cerner. Une personne faisant le Lundi Vert de façon hebdomadaire pourra se proclamer flexitarienne ou même titre que celle ne mangeant de viande que lorsqu'elle rentre deux fois par an chez ses parents. 

Les deux initiatives doivent être encouragées mais, effectivement, il est troublant de désigner ces deux personnes par le même terme. 

De mon point de vue personnel, le flexitarisme est un premier pas vers les modes de pensée et d'alimentation qui vont suivre.


Végétarisme

Un végétarien ne consommera ni viande ni poissons. Il s'autorise la consommation de produits laitiers et oeufs.

Les végétariens représentent aujourd'hui 3% des Français.  Le végétarisme a connu son heure de gloire dans les années 70-80. Maintenant, être végétarien est le plus "banal" et il y a (presque) toujours une option végétarienne dans les restaurants, aires d'autoroute, gares ou autre.

Être végétarien dans la société qui est la nôtre aujourd'hui est devenu très simple. 

De nombreux vegans sont passés par la case "végétarien" avant de pousser la chose au veganisme. 

Le végétarisme ayant été populaire durant une époque où l'on parlait moins d'environnement ou de santé, la motivation principale des végétariens est souvent la condition animale. Néanmoins, de nouveaux végétariens intègrent aussi les aspects santé et environnement dans leurs motivations. 


Les lacto-végétariens vont, en plus de la viande et du poisson, refuser de consommer des oeufs. Mais, comme l'éthymologie du mot l'indique, ils acceptent de consommer des produits laitiers. 

L'ovo-végétarisme est l'opposé : pas de viande, poisson ou produits laitiers mais oui aux oeufs.


Pescetarisme

Un pescetarien ne mange pas de viande au sens mammifères terrestres. Néanmoins, il consomme du poisson et des crustacés. C'est en quelque sorte un végétarien, mais avec du poisson (auxquels s'ajoutent oeufs et produits laitiers). Après discussion et recueil de témoignages, le pescetarisme est souvent une première étape vers le végétarisme ou veganisme.  En effet, un pescetarien considère souvent que le poisson est un animal "inférieur", un peu moisi par rapport aux mamifères. Voilà pourquoi il accepte d'en manger mais refuse les animaux qu'il peut "caresser" ou "caliner". 

"Je me sens moins mal de manger un poisson que de manger une vache qui pour moi n'est pas différente de mon chien"

Il est certes plus facile de s'identifier à un autre animal mamifère terrestre qu'à un animal ovipare ou marin. J'ai d'ailleurs remarqué que c'est la raison pour laquelle la plupart des personnes arrêtent très facilement de manger des vaches ou des cochons pour raisons éthiques mais que le lien est plus compliqué à établir lorsque l'on parle de poules, ou ici de poissons.  Voilà pourquoi, à mon sens, le pescetarisme est une première étape vers le reste.

Pour moi, le pescetarisme est le symptôme d'une réflexion en cours.  En effet, en se renseignant on comprend rapidement que les poissons sont tous aussi vivants et sentiants que les animaux terrestres. 

De plus, d'un point de vue écologique, il est assez logique de ne pas remplacer la viande par du poisson.

En effet, la pêche intensive telle que nous la pratiquons aujourd'hui est à l'origine de "zones mortes" dans nos océans. A ce rythme, tous nos océans seront vides d'ici 25 ans.  Nous nous éteindrons peu de temps après car les poissons contribuent pour beaucoup à la production d'oxygène dans l'air.  Ayant essayé le pescetarisme pendant, je dirais, 1 semaine (pour raisons pratiques), je l'ai rééellement vécu comme un point de passage dans ma réflexion vers le végétarisme. 


Végétalisme

Le végétalien ne mange ni viande, ni poisson, ni oeufs, ni produits laitiers. En somme, aucun produit animaux (certains consommeront du miel, d'autres non, c'est une question de point de vue). 

"Que mange-t-il alors?" pourriez-vous penser? Et bien tout le reste : céréales, légumineuses, fruits, légumes. Tout est vraiment très versatile et il existe de nombreuses recettes végétaliennes (sur mon BLOG ou ailleurs). 

On peut tout faire : laits végétaux, crème végétale, pâtes à la crème de noix de cajou, fromages végétaux à base de tofu ou de cajou, simili-carne à base de blé. Tout pour refaire vos recettes d'enfance. 

Mais on peut aussi se créer de nouvelles traditions avec un apéro à base de houmous, guacamole, chips et boulettes falafel par exemple (toutes ces recettes sur le blog). 

Rien ne manque !

Le végétalisme est, selon les personnes, et à différents degrés chez chacun, une question de respect animal, d'environnement et, pour une partie non-négligeable, de santé. 

En effet, lorsque l'on voit que la charcuterie est classée comme cancérigène, que les produits laitiers et les oeufs sont source de mauvais cholestérol ou que la viande en général provoque pathologies cardiaques, cancers et autres, ça calme. 

D'un point de vue écologique, on entend souvent que les substituts à la viande (qui ne sont d'ailleurs pas indispensables à un régime végétalien équilibré) polluent encore plus que l'agriculture.


Bouh le soja OGM importé. 


Argument de mauvaise foi assez certaine. 

En effet, entre 70 et 85% du soja cultivé dans le monde est destiné à nourrir les animaux placés en élevage. Ce soja, souvent OGM, est ensuite importé vers la France pour nourrir ces animaux. Triple impact écologique si l'on compte les pesticides, le transport et l'eau consommée (900L pour faire pousser 1kg de soja).

Pour la consommation humaine française, il existe des exploitations sans OGM dans le Sud-Ouest de la France notamment. Les OGM n'ont donc à voir donc avec les steaks de soja de grande surface ou les nuggets végétaliens.


Veganisme

Le veganisme correspond à un régime alimentaire végétalien mais pas seulement. 

La différence réside dans le seul fait que le veganisme, contrairement aux autres termes évoquées plus haut, n'est pas seulement un régime alimentaire.

Le veganisme est un mode de vie à part entière et un positionnement politique.


En effet, le veganisme refuse toute exploitation animale pour des principes éthiques tout d'abord mais également écologique et de santé. 

Un vegan ne consommera donc aucun produit d'origine animale, qu'il soit alimentaire (*cf végétalien) ou matériel. Un vegan ne portera donc pas de fourrure, de cuir, de soie et n'achètera aucun cosmétique testé sur les animaux par exemple. 


Ce mode de vie est motivé avant tout par la condition animale : pourquoi tuer et exploiter des animaux alors que nous n'en avons pas le besoin vital ? 

L'écologie : en plus de l'impact de l'élevage et de la pêche décrit précédemment, l'industrie du cuir (pour ne citer qu'elle) pollue énormément.

Je vous renvoie à mon article sur le "Top 5 des textiles les plus utilisés et leur impact écologique".

L'aspect santé est également à prendre en compte et renvoie au végétalisme décrit plus haut.

Le veganisme aspire donc à limiter autant que possible l'exploitation des animaux dans un souci éthique, écologique et pour la santé des Hommes. 


En espérant que cela vous aide à y voir plus clair dans les opinions actuelles et peut-être à réfléchir à votre propre consommation. Pour plus de détails n'hésitez pas à me solliciter sur les réseaux, en commentaires ou accéder à certaines sources ICI

Minimaliste. Végane et féministe décoloniale. Je m'intéresse énormément à la mode, une mode dans laquelle je retrouverais mes valeurs inclusive et serais fière de porter.

J'ai envie d'apprendre, d'oeuvrer pour une société plus éthique et d'y trouver ma place.
Dans la vie je suis aussi une grande angoissée et j'adore me poser plein de questions. 
Tu peux retrouver mes réflexions dans mes articles du blog ou tous les jours sur instagram dans mes stories. 

A très vite !

ARTICLES POPULAIRES

  • Noir Facebook Icône
  • Noir Twitter Icon
  • Noir Pinterest Icône
  • Noir Icône Instagram

©2018 - créé par Emma Assitan avec Wix